Suicide aux Etat-Unis

Suicide aux Etat-Unis
Des chiffres alarmants

Le taux de suicide chez les jeunes de moins de 24 ans a considérablement augmenté aux États-Unis au cours des dernières années.

C'est ce que rapporte jeudi le centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

La statistique la plus frappante est la hausse du taux de suicide chez les jeunes filles âgées de 10 à 14 ans. Entre 2003 et 2004, il a fait un bond de 76 %. Chez les jeunes filles de 15 à 19 ans, la hausse a été de 32,3 %.

En général, chez les jeunes Américains de 10 à 24, le taux de suicide a augmenté de 8 % durant la même période. Il s'agit de la plus forte hausse en 15 ans. En 2004, le suicide était la troisième cause de décès en importance aux États-Unis chez les jeunes de 10 à 24 ans. En tout, 4599 jeunes de 10 à 24 ans ont mis fin à leurs jours en 2004.

Seule statistique encourageante, sur une plus longue période, soit de de 1990 à 2003, le taux de suicide chez les jeunes de 10 à 24 ans a diminué de 28,5 %.

Même si le taux de suicide a davantage augmenté chez les filles, les garçons sont toujours plus nombreux à se suicider. Ainsi, sur 10 personnes qui se sont oté la vie, 8 sont des garçons.

Les responsables du CDC n'avancent pas d'explication à cette hausse du nombre de suicides chez les jeunes Américains. Il ne peut non plus dire s'il s'agit d'une tendance ou d'un phénomène ponctuel.

Les méthodes changent

Le rapport du CDC montre aussi que les moyens utilisés pour s'enlever la vie ont changé au cours des années. Ainsi, en 1990, la méthode la plus utilisée chez les jeunes filles était les armes à feu. En 2004, la pendaison ou la mort par suffocation était la plus populaire.

Chez les garçons, la méthode la plus utilisée demeure les armes à feu.

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# Posté le vendredi 14 septembre 2007 17:18

Modifié le vendredi 14 septembre 2007 18:05

Oú trouver de l'aide en Suisse

Oú trouver de l'aide en Suisse
Sur internet
Informations
http://www.stopsuicide.ch/
Aide en Suisse
http://www.ciao.ch/
Prévention en Suisse
http://www.ipsilon.ch/

Par téléphone
Aide en Suisse
La main tendue : Tel. 143
La ligne d'aide aux enfants et aux adolescents : Tel. 147
Unité d'étude et de prévention du suicide à Genève Tel. 022 382 42 42

Se rendre dans un lieu à Genève
Accueil, soutien, hôpital
Unité " adolescents ", Hôpitaux Universitaire de Genève,
Chemin des Crêts-de-Champel 41
1206 Genève
Tel. 022 382 89 89
L'unité de crise pour adolescents suicidants (UCA)
Boulevard de la Cluse 57
1205 Genève
Tel. 022 382 48 60
L'unité d'étude et de prévention du suicide à Genève
Boulevard de la Cluse 51
1205 Genève
Tel. 022 382 42 42
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# Posté le jeudi 13 septembre 2007 11:15

Modifié le jeudi 13 septembre 2007 11:55

Le choix du non choix

Le choix du non choix
"Par le biais du suicide, l'individu ne cherche pas nécessairement la mort, mais une manière de mettre fin à une souffrance qui a atteint un niveau insupportable. Le suicide apparaît souvent comme le seul recours qui demeure, la seule possibilité que l'individu en souffrance perçoit et à laquelle il porte de plus en plus attention ; le suicide ne résulte pas d'un choix, mais au contraire d'un manque de choix"

Les idées reçues autour du suicide sont nombreuses; Ceux qui en parlent ne le font pas, le geste suicidaire est signe de lâcheté ou de courage, suicidaire un jour suicidaire toujours... Je vous propose de vous arrêter sur : Le geste suicidaire résulte d'un choix. Je vais appuyer mon propos sur la citation qui se trouve juste en dessus.

En effet, nous trouvons actuellement bon nombre de moyens de soutien pour les personnes en détresse. Il y a des numéros à appeler, la main tendue au 143, la ligne d'aide aux enfants et aux jeunes au 147, il y a aussi pour les jeunes le site internet http://www.ciao.ch (des professionnels leur répondent avec un certain délais), il y a des lieux ou s'adresser notamment, notre médecin traitant et aux hôpitaux. D'ailleurs, plusieurs hôpitaux ont une section spécialisée pour le suicide chez les jeunes, il y a des services d'urgence. Enfin nous pouvons constater qu'il y a une multitude de personnes prêtent à aider, à épauler, à écouter autrui.

Qu'est-ce qui constitue un frein à l'accès à ces services ? La citation nous disant que le suicide résulte d'un non choix, cela veut dire que ces personnes en souffrance n'ont pas trouvé l'aide adaptée. Pourtant nous constatons que nous avons la chance d'avoir des structures auxquelles nous pouvons faire appel. Mais alors qu'est-ce qui empêche un individu à prendre son téléphone et de composer le numéro ? Ou encore de se déplacer dans un des lieux d'assistance ?

Une des raisons est que lorsqu'une personne est sur le point de passer à l'acte, celle-ci n'éprouve pas que de la souffrance, mais également une terrible difficulté à aller chercher de l'aide. En effet lors d'une crise, tout le reste est oblitéré. Quand nous avons besoin d'aide, il faut avoir la capacité de la reconnaître et de savoir comment et où la trouver. Cependant, lorsque la souffrance et telle que nous ne voyons quelle, nous ne pouvons pas aller chercher l'aide dont nous avons besoin. Effectivement, tout le monde n'a pas les numéros d'appel sur son frigidaire ou à coté de son téléphone, nous n'avons pas l'adresse d'une association ou de l'hôpital dans notre poche du jeans donc si nous allons mal, nous n'aurons pas l'énergie de chercher ces informations.

Alors, comment aider à ce niveau là les personnes ? Afin que les personnes en crise suicidaire puissent avoir accès à des moyens d'aide, il faut pouvoir les guider vers ceux-ci. Pour ce faire, la famille, les amis, les collègues, ainsi que les différents professionnels du terrain (assistants sociaux, éducateurs sociaux, médecins, ...) peuvent être des initiateurs du mouvement pour qu'ils se fassent aider.
Une seconde raison à la difficulté de faire appel à ces services est la peur du jugement. Ayant une image négative du suicide (qui reste un sujet tabou), nous portons un jugement tout autant négatif sur les personnes qui font des tentatives de suicide. Nous les jugeons faible, nous jugeons qu'ils n'ont pas la volonté de se battre, nous jugeons que leur choix est une fuite facile, nous jugeons encore que leur acte est un acte de faiblesse.

Pouvons-nous à l'heure actuelle, changer les mentalités ? De plus comme vous avez pu le lire aux pages précédentes, la religion elle-même condamne cet acte, la loi la condamne dans certains pays également. Il faudrait pouvoir mieux informer la population afin de rendre ce sujet plus libre de discussion. Cependant, qui dit que tout le monde lira ou écoutera ces informations ? Le jugement ne disparaîtra sans doute pas pour autant.

Le jugement principal est lié à l'état de faiblesse dans lequel la personne se retrouve et par la suite c'est la faiblesse de l'acte qui est mise en avant. Quel rôle la société joue dans ce sentiment de faiblesse ? Comment demander à autrui de nous ramener sur le chemin sans se sentir jugé ? Ceci n'est pas facile dans une société où on nous en demande de plus en plus avec de moins en moins de moyens. Nous devons agir plus vite, nous devons être en bonne santé et au cas ou, nous ne le sommes pas, nous devons guérir au plus vite.

En effet, la norme voudrait que nous soyons tous fort face aux événements de la vie. Hors nous sommes tous différents nous réagissons donc tous avec notre propre sensibilité. Nous entendons parfois des réflexions telles que : " Ne te plaint pas y a des gens qui vont plus mal que toi sur terre ". Qui sont ces personnes pour juger que quelqu'un n'a pas à dire qu'elle souffre ? La souffrance est légitime. Certes il y a des gens qui ont d'autres souffrances plus graves, mais ceci ne minimise en rien la souffrance que nous pouvons éprouver.

Là encore l'incompréhension de ce geste pose problème, si nous ne pouvons pas concevoir que quelqu'un est prêt à mettre fin à sa vie car il ne voit aucune autre possibilité, nous ne lui serons pas d'un grand secours, alors que si nous faisons preuve de bon sens en accueillant de " cri " de détresse, nous pouvons donc guider la personne auprès de l'aide dont elle a besoin.

Il est important d'accueillir la personne et de même sa souffrance. En accueillant cette dernière, nous permettons à l'autre de commencer un chemin vers l'aide que nous pouvons lui apporter. Nous ne pouvons pas aider quelqu'un si nous n'accueillons pas sa souffrance.

La prévention de l'acte suicidaire implique effectivement d'écouter la souffrance " déposée " par la personne en créant un climat d'empathie et de confidentialité afin d'éviter de courir le risque élevé, de l'exposer à un passage à l'acte plus explicite.
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# Posté le jeudi 13 septembre 2007 11:14

Modifié le jeudi 13 septembre 2007 11:55

La prévention

La prévention
En général, les suicidés essayent de prévenir leurs proches et laissent une lettre d'adieu afin d'expliquer leur geste. Ces pensées, ces paroles sont à prendre au sérieux. Lorsqu'il y a un risque de passage à l'acte, il est important de pouvoir en parler ouvertement avec la personne pour éviter ce passage. Le fait de parler de la mort n'est pas suicidogène comme beaucoup d'entre nous le redoutons. Mais cette discussion peut permettre de montrer que nous comprenant la souffrance de l'autre. Il n'est pas là question de porter un jugement sur cette " envie " de mort, mais bien une écoute de la douleur de l'autre. A partir de cette discussion, il peut y avoir la possibilité de l'emmener dans un réseau d'aide.

Il faut savoir qu'une personne qui a fait une tentative de suicide, à 75% de chance d'en refaire une dans les deux ans. La question de la prévention et du suivi est donc primordiale à ce niveau là. Cependant il ne faut pas oublier qu'il arrive que des personnes fassent des tentatives de suicide et ne finissent pas à l'hôpital. Quel moyen de prévention et de suivi avons-nous ou pouvons nous mettre sur pieds pour les accompagner ?

Souvent les personnes qui font une tentative de suicide (ou un suicide avéré) sont allées chez leur médecin généraliste dans les 6 mois qui précèdent. Quel rôle ces médecins peuvent jouer dans le cadre de la prévention du suicide ?

Le Professeur Debout nous résume bien la complexité de la prévention.
" Ce n'est pas quelque chose de simple. Il n'existe pas de moyen facile et évident. Ce sont un ensemble d'actions qu'il faut mettre en oeuvre, qui correspondent à des réalités humaines différentes. Il faut adapter la réponse des professionnels, des bénévoles, des familles et du public. Tout le monde peut, par son action, sa vigilance, sa disponibilité, être au coeur de la prévention du suicide ".
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# Posté le jeudi 13 septembre 2007 11:13

Modifié le jeudi 13 septembre 2007 11:51

Des chiffres allarmants

Il faut tout de même avoir en tête qu'il y a actuellement 4 suicides aboutis par jour en Suisse. En effet nous comptons entre 1300 et 1400 suicides par année (environ 1000 hommes et 400 femmes).
En Suisse, une étude menée auprès de 560 adolescents, montre que 13% (73 adolescents) étaient en état de dépression et que 11% (32 adolescents) d'entre eux avaient déjà eu des idées suicidaires. Le suicide est l'une des premières causes de mortalité chez les adolescents, avec les accidents de voitures. Nous pouvons constater ici un lien entre la période de l'adolescence et le suicide.
En France, le suicide représentait en 2005, la 2ème cause de mortalité chez les 15-24 ans et la première chez les 25-34 ans. Une étude menée dans 21 collèges (en 2003), relève qu'il y a sur 975 adolescents (634 filles et 341 homme) vu par une infirmière, 69 d'entre eux qui avaient déjà fait une tentative de suicide, soit 7% des 975 jeunes.
Une personne met fin à ses jours toutes les 40 secondes dans le monde. Et une tentative de suicide toutes les 3 secondes.
Selon E. Durkheim, le taux de suicide ne peut s'expliquer qu'à partir d'une analyse globale de la société. Il montre que celui-ci varie en proportion inverse du degré d'intégration des groupes sociaux dont fait partie la personne.
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# Posté le jeudi 13 septembre 2007 11:12